• "Il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles sont et qui se demandent pourquoi, et puis il y a des gens qui rêvent des choses telles qu'elles n'ont jamais été et qui se disent "pourquoi pas ?"."(*)

    Georges Bernard SHAW

     

    Georges Bernard SHAW - utopie

    Et dans la même veine, celle-ci, plus connue :

    "L'utopie, ce n'est pas l'irréalisable, c'est l'irréalisé."

    Théodore MONOD

     

    Georges Bernard SHAW - utopie

    °°°°°°°°°°°

    Ces 2 citations illustrent ma position dans le débat éternel entre les réalistes et ceux qu'ils (dis)qualifient de rêveurs ou d'utopistes. Débat qui a encore refait surface récemment (janvier 2017) dans la primaire du parti socialiste, entre Manuel VALLS et Benoît HAMON.

    Dans le domaine de la politique, cette disqualification des "rêveurs" par les "réalistes" est des plus énervantes. Certes, le réalisme a ses vertus, mais si on ne fait pas de la politique pour améliorer les choses, avec un projet pour la société, une projection, un rêve, un désir... alors c'est qu'on le fait pour d'autres motivations moins louables...! Pourquoi vouloir à tout prix discréditer ceux qui ont un projet, qui essayent de faire progresser les choses, de faire bouger les lignes ? Le réalisme est souvent un autre nom pour conservatisme... C'est en cela que Manuel VALLS, entre autres, se détache de l'esprit originel du socialisme, fondamentalement progressiste.

    Tout n'est peut être pas réalisable à court terme, mais c'est le rôle des politiques de donner la direction, et de poser des jalons!

     

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    (*) : "Some men see things as they are and ask why. Others dream things that never were and ask why not.”

     

     


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    Je viens de finir ce roman tout à fait atypique, qui est une véritable ode à la nature, décrite et captée dans son essence profonde. Voici une sélection de passages philosophiques, qui révèlent aussi toute la poésie de cet auteur.

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  • Le film "Le dictateur" a été réalisé et interprété par Charlie Chaplin en 1940. En pleine guerre mondiale, Chaplin a osé  caricaturer Adlof Hitler, sous les traits d'un dictateur ridicule, Hynkel, qui possède un sosie en la personne d'un barbier juif pacifiste. A la fin du film, le barbier prend la place du dictateur et livre à sa place un discours retransmis au monde entier. Un discours saisissant d'humanisme, de pacifisme, de volontarisme et d'espérance.

     

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    Je viens d'achever la lecture d'Economix, un livre fort bien fait qui raconte l'histoire de l'économie en bande dessinée, du XVIIème siècle à nos jours (textes : Michael GOODWIN ; illustrations : Dan E. BURR ; édition française : Les Arènes). L'ouvrage se veut de vulgarisation de ce qui est trop souvent présenté comme une science réservée aux experts.

    Voici quelques propos très éclairants sur l'économie qui ont été tenus par différentes personnes dans le cours de l'histoire, et qui sont cités dans le livre ; et quelques messages que je retiens de ce livre, qui prend parti.

     

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  • Quelques citations trouvées dans le livre "Une autre vie est possible" de Jean-Claude Guillebaud.

    (voir la fiche de lecture de ce livre :  Fiche de lecture JC Guillebaud)

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    "On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés."

    Albert Einstein

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    On trouve cette citation sur un paquet de blogs. Elle est simple mais puissante !

    On est tous plus ou moins capables de constater ce qui ne va pas, de poser les problèmes, mais pour ce qui est des solutions ou des "voies de progrès" (pour faire moins ambitieux), c'est déjà plus dur ! La phrase d'Einstein est une invitation à dépasser notre mode de pensée. Si l'on veut résoudre les problèmes, il faut adopter un autre point de vue. C'est  très exigeant, mais personnellement je trouve ça aussi très stimulant ! Il me paraît vital de se remémorer cette invitation, à une époque où celles et ceux qui la dirigent notre société sont littéralement enfermés dans un mode de pensée, celui-là même qui nous fait aller droit dans le mur ! Alors que le capitalisme et la croissance ruinent le monde, ils n'ont qu'une solution : renforçons le capitalisme et la croissance ! Franchement, pardonnez-moi l'expression, mais "faut arrêter d'être con" !

    Sinon, dans la même veine, j'ajouterais cette autre phrase, tout aussi évidente et essentielle :

    "On ne résout pas un problème sans s'interroger sur ses causes."

    C'est plus une phrase de bon sens qu'une citation attribuable à une éminente penseuse (ou un éminent penseur, n'oublions pas qu'il y a aussi des hommes parmi eux...  ). En tous cas, je désespère souvent là aussi de voir que nos soi-disant élites ou dirigeants ont rarement le réflexe de prendre les problèmes à la racine, par exemple quand on parle de la pauvreté ou de la faim dans le monde.

     


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  • Trouvé dans la masse conséquente des Misérables.

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  • Une citation un peu différente des autres sur ce blog, mais qui me parle beaucoup, en termes de façon d'être. Une réflexion à méditer par toutes celles et (j'ai envie de dire) surtout tous ceux qui, impliqués dans un travail collectif (association, projet...), participent à des réunions. C'est une phrase d'un comédien du milieu du XXème siècle, Charles Dullin :
     

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  •  "La révolution signifie l'entrée de l'essentiel de la communauté dans une phase d'activité politique, c'est à dire instituante. L'imaginaire social se met au travail et s'attaque explicitement à la transformation des institutions existantes."

     "Une telle révolution n'est pas violente par définition, elle peut avoir lieu sans la moindre goutte de sang. […] la violence dans un processus révolutionnaire n'est pas introduite par la société en mouvement mais par les contre-révolutionnaires qui veulent coûte que coûte ramener l'ancien état des choses." 

    "La meilleure définition que l'on puisse donner d'une révolution à l'époque moderne, ce serait cela : ni barricades, ni prise du Palais d'Hiver […], mais la reconstitution de l'unité politique de la société dans l'action."

    Cornélius CASTORIADIS - La cité et les lois, volume 2


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  • "Il y a un passage très périlleux dans la vie des peuples démocratiques.

     

    Lorsque le goût des jouissances se développe chez un de ces peuples plus rapidement que les lumières et les habitudes de la liberté, il vient un moment où les hommes sont emportés et comme hors d'eux-mêmes, à la vue de ces biens nouveaux qu'ils sont prêts à saisir. Préoccupés du seul soin de faire fortune, ils n'aperçoivent plus le lien étroit qui unit la fortune particulière de chacun à la prospérité de tous. Il n'est pas besoin d'arracher à de tels citoyens les droits qu'ils possèdent ; ils les laissent volontiers échapper eux-mêmes. […]

     

    Si, à ce moment critique, un ambitieux habile vient à s'emparer du pouvoir, il trouve que la voie à toutes les usurpations est ouverte. Qu'il veille quelque temps à ce que tous les intérêts matériels prospèrent, on le tiendra aisément quitte du reste. Qu'il garantisse surtout le bon ordre. Les hommes qui ont la passion des jouissances matérielles découvrent d'ordinaire comment les agitations de la liberté troublent le bien-être avant que d'apercevoir comme la liberté sert à se le procurer ; et, au moindre bruit de passions politiques qui pénètrent au milieu des petites jouissances de leur vie privée, ils s'éveillent et s'inquiètent ; pendant longtemps la peur de l'anarchie les tient sans cesse en suspens et toujours prêts à se jeter hors de la liberté au premier désordre.

     

    Je conviendrai sans peine que la paix publique est un grand bien ; mais je ne veux pas oublier cependant que c'est à travers le bon ordre que tous les peuples sont arrivés à la tyrannie. Il ne s'ensuit pas assurément que les peuples doivent mépriser la paix publique ; mais il ne faut pas qu'elle leur suffise. Une nation qui ne demande à son gouvernement que le maintien de l'ordre est déjà esclave au fond du coeur ; elle est esclave de son bien-être...

     

    Il n'est pas rare de voir alors sur la vaste scène du monde, ainsi que sur nos théâtres, une multitude représentée par quelques hommes. Ceux-ci parlent seuls au nom d'une foule absente ou inattentive ; seuls ils agissent au milieu de l'immobilité universelle ; ils disposent, suivant leur caprice, de toutes choses, ils changent les lois et tyrannisent à leur gré les moeurs ; et l'on s'étonne en voyant le petit nombre de faibles et d'indignes mains dans lesquelles peut tomber un grand peuple...

     

    Le naturel du pouvoir absolu, dans les siècles démocratiques, n'est ni cruel ni sauvage, mais il est minutieux et tracassier. "

     

    Alexis de TOCQUEVILLE – De la démocratie en Amérique (1840) (tome II)

    (cité par Gilles CHAREST, introduction de "La démocratie se meurt, vive la sociocratie !")

     


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  • "Chacun de nous se trouve quotidiennement au point où il faut décider s'il veut participer à la solution ou rester une part du problème".
    Jakob von Uexküll, fondateur du "Prix Nobel Alternatif"

    "Aujourd'hui les processus régressifs de toute sorte se multiplient et les périls de destruction s'accroissent. Mais quand un système est incapable de traiter ses problèmes vitaux, ou bien il se désintègre ou bien il arrive à susciter en lui un métasystème capable de résoudre ses problèmes. La grande crise planétaire que nous vivons annonce soit la grande régression, soit la possible métamorphose."
    Edgar MORIN


    "L'ambition humaine est confrontée au défi de s'imposer des limites, de redessiner son champ d'action, de réorienter ses techniques, ses économies, ses échanges, de réévaluer ses désirs, de changer d'imaginaire et de représentation du monde. […] Révolution ? Peut être, mais, cette fois, une révolution qui ne comporte aucun enjeu de pouvoir, une révolution à destination de tous sous peine que chacun disparaisse."
    Jean Paul BESSET

     

     

    "Nous devons inventer collectivement une toute autre manière de faire société."
    Paul ARIES

    "Dans le courant de l'histoire arrive un moment où l'humanité est appelé à passer à un nouveau niveau de conscience, un terrain moral plus élevé […]. Ce moment est arrivé
    ."
    Wangari MAATHAI, prix Nobel de la Paix 2004
     

     


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