• Zoom sur la connerie écologique

     

     

     

     

    Un type particulier de connerie qui est plus collective qu'individuelle.

     

    Le manque d'intelligence écologique est peut-être le comble de la connerie. Quoi de plus stupide en effet pour l'homme que de couper la branche sur laquelle il est assis ? Surtout quand nous disposons aujourd'hui d'une grande connaissance, d'une grande quantité d'informations sur les conséquences de nos choix / modes de vie sur l'environnement. Comme pour une vraie branche d'arbre, on sait que nous sommes en train de scier la branche ; on sait qu'elle va tomber ; on sait qu'elle va nous entraîner dans sa chute ; et on sait que cela va faire mal... Il est dès lors saisissant de ne continuer à la couper, c'est à dire de ne pas faire le nécessaire pour éviter la catastrophe (ou de ne pas en faire suffisamment).

     

     

     

    Les explications à ce paradoxe sont multiples.

     

     

     

    Il y a évidemment une dimension psychologique : peurs qui tétanisent, déni1, résistance au changement... On peut y voir aussi un manque de maturité de l'humanité, qui semble encore au stade de l'adolescence – l'âge des pulsions, de l'inconséquence, et du refus des limites, et pas encore au stade adulte, qui est l'âge de la responsabilité... Mais la complexité principale du problème vient selon moi de sa dimension collective. Le problème écologique est lié à notre mode de vie, à notre organisation économique, politique et sociale. Chaque individu peut agir pour lui, à son niveau, mais il est pris dans un système, un type d'organisation et de structures qui s'impose à lui, qui conditionne ses choix (société de consommation, capitalisme, salariat, propriété individuelle...). Nécessairement, la solution passe donc aussi, voire principalement, par le niveau collectif, donc par le niveau politique. C'est la communauté qui doit opérer un changement radical d'elle-même ; mais qui pilote la communauté ? Qui a le pouvoir ? C'est pour cela que l'écologie est une question éminemment politique.

     

     

     

    La solution, le retour à l'équilibre entre l'homme et la nature, est encore moins évident :

     

    • dans une société foncièrement individualiste, où le lien qui entre les membres de la communauté est ténu,

    • et dans un monde où l'économie est libérée, libéralisée, c'est à dire qu'elle est se développe sans contrôle...

     

     

     

    Voilà la nature du défi dressé devant nous...